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L'univers des Puissants

 
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L'univers des Puissants
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Hypocrisy


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Bon, je me lance dans mon récit.
Faites preuve d'indulgence, c'est la première fois que "j'écris". Je vais créer un Post pour les commentaires.
Si vous avez, et vous en aurez, j'en suis sûr, des remarques sur la forme lexicale, une critique quelconque, n'hésitez pas.

Titre : L'univers des Puissants

Chapitre I : La découverte   
 
C’était un matin comme tant d’autres. La température peut-être un peu plus fraîche qu’à l’habitude.   
Averton Calderus remonta le col de son manteau. Comme il le faisait chaque jour en sortant de chez lui, il scruta la ciel. Les étoiles lui apportaient cette paix intérieure qui le rassurait, lui donnait ce sentiment de ne pas être une machine.   
Il aimait ce moment de solitude, plongé dans ses pensées, sans personne aux alentours pour sonder son esprit.   
Sa galaxie, Thiormidon, qui comptait plus de deux millions de systèmes solaire, dont Pluvetia. Il connaissait le nom de chaque constellation, chaque étoile, visible depuis sa planète natale, Astéria.    
L’univers. Immense. Convoité par tant de ses congénères.    
- Voilà la bêtise humaine, que de vouloir conquérir ce qui ne peut appartenir à personne, songea-t-il.    
    
Et il enfoui cette pensée au plus profond de son être, pour ne pas s’attirer les foudres des Seigneurs de Capellie, la contrée où vit Averton.   

   
Dès sa plus tendre enfance, il avait constaté que son peuple avait cette faculté. La télépathie. Ce pouvoir pouvait être merveilleux, mais également s’avérer fort destructeur.   
Les Puissants avaient compris les mécanismes de la télépathie et savaient cacher leurs plus profondes pensées.   
Averton faisait partie de ceux-là, mais n’en avait jamais fait part ou montrer le moindre signe de cette aptitude. En 37 ans, même s’il faisait toujours partie des hommes d’âge moyen, il avait eu tout le temps de se perfectionner.   

   
Les Seigneurs ne faisaient pas partie des Puissants. Ils n’étaient rien d’autre que des hommes ordinaires qui avaient été propulsés à la tête des contrées de la planète, grâce, pour la plupart, à des dons non négligeables de ressources minières planétaires, faits aux Puissants.   
Le ciel. Il ne pouvait le contempler depuis son poste de travail. Un minier passe plus de douze heures par jour à forer, extirper les minerais enfouis à plus d’une centaine de mètres sous terre.   
Comme tous ses congénères, à l’âge de 14 ans, Averton avait passé des tests d’aptitude, qui détermineraient son rang. L’administration lui paraissait bien ennuyeuse, ainsi fit-il le choix de ne pas exploiter toutes ses connaissances pour éviter ce métier.   

   
La hiérarchie pyramidale était succincte.   
Un Puissant régnait sur la planète, avec des Seigneurs pour gérer chaque contrée. Au sein de chaque contrée, les administratifs géraient le quotidien des habitants. Nourriture, vêtements, rénovation des bâtiments, jachère des mines, gestion des ressources planétaires, export et import avec la contrée principale d'Astéria, Dantauris.   
Cette jachère devait être minutieusement suivie, car un forage ne pouvait durer plus de six mois.   
Au-delà de ce terme, les ressources devenaient moindre. Il fallait donc laisser la planète recréer ses ressources.
 

   
Toutes les planètes habitées avaient été choisies en fonction de cette particularité.   
La température, la distance de leur étoile la plus proche, leur géologie. Tous ces paramètres avaient été passés au crible, pour s’assurer d’un perpétuel renouvellement des ressources. Tous sauf un. La soif de richesse des Puissants.   

   
Alors qu’il était encore enfant, Averton entendit une discussion entre Bilophès, le Puissant d’Astéria, et Psilmède, le Seigneur de l’époque de Capellie.   
 
- La planète se meurt, dit Psilmède. Les ressources ne se régénèrent plus aussi vite qu’auparavant. Il faut ralentir l’exploitation, où nous courons à notre perte.   
-
   
Notre planète a été choisie car elle répond largement à nos attentes. Nous exportons suffisamment vers Colithée pour maintenir un niveau de vie acceptable. Réduire nos forages entrainerait un mécontentement du peuple. Ne changez rien, et n’en parlez à personne, il en va de la stabilité de notre planète.   
- Bien Maitre. « Il est fou et va nous mener à notre perte », pensa Psilmède   

C’est alors qu’il ressentit une douleur atroce dans le ventre. Son estomac se tordait, ses pensées se furent confuses. Il baissa la tête et vit son ventre, déchiré, ses entrailles se dérobant de leur enveloppe sur le plancher.   
- Sache que je ne te permettrais pas de divulguer ne serait-ce qu’un mot de notre conversation. Non seulement tu n’as pas pris la peine d’attendre de penser que je suis un fou, mais sache que nous, Puissants avons appris à utiliser la télékinésie.

  
Bilophès fit demi-tour, ne jetant pas un seul regard sur le Seigneur agonisant au sol.   
    
Averton avait tout entendu, malgré le fait qu’il était à une vingtaine de mètres de la scène.   
C’est à ce moment là qu’il su qu’il était télépathe. Mais aussi que les Puissants avaient un pouvoir bien plus grand encore.   

   
Fin du chapitre I   
Chapitre II à suivre
   


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Fri 31 Oct - 16:22 (2014)
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Fri 31 Oct - 16:22 (2014)
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Début du chapitre II Edit du chapittre II : modification du niveau max de psychisme (10 au lieu de 5), pour être cohérent avec la suite

Chapitre II : La tourmente

   
Depuis ce jour, il apprit à réprimer ses pensées, jusqu’à ce que celles-ci  puissent être cachées. Il se demanda alors ce qui pouvait faire la différence entre lui et les Puissants. Comment avaient-ils développé ce don ? Etait-ce inné ? Il le pensait, au plus profond de son être. Rien de tel ne peut être appris.
Il se mit donc à améliorer son pouvoir, et apprit à  augmenter encore la distance entre lui et la personne à intercepter mentalement, comme lançant des mains invisibles jusqu’à entrer en contact mental avec sa cible. Il connaissait le risque. Si cela se savait, il risquait gros.

Un Seigneur ne pourrait accepter qu’un futur minier puisse avoir plus de facultés que lui. Il serait alors exécuté, en toute intimité.
Il avait déjà vu de ses amis disparaitre soudainement. Ils ne pouvaient pas partir bien loin, les contrées étant toutes délimitées, avec pour seul accès entre elles, une voie gardée par des administratifs. Ceux-là auraient pu être Seigneur, s’ils avaient su soudoyer le Puissant de la planète.
 
Alors qu’un soir en rentrant de l’école, il s’entrainait à étendre ses doigts invisibles vers les cerveaux éloignés, il sentit comme un picotement dans son lobe frontal.
Il secoua la tête, comme pour le faire partir. Mais à mesure qu’il marchait, le picotement devint un mal plus perçant. Il fit demi-tour et le mal s’éteignit, comme par enchantement.
Qu’était cette douleur, d’où provenait-elle ?
Le lendemain, décidant de percer ce mystère, il s’aventura dans le même quartier que la veille.
Il s’approcha doucement, comme redoutant qu’un démon ne surgisse de nulle part, et sentit monter ce pincement. Averton s’arrêta.
Il décida alors de tenter un contact.
A sa gauche, un homme de corpulence moyenne vendait des sandwichs à un couple d’amoureux.
Il déploya furtivement ses doigts invisibles pour sonder l’homme.

- Quand ces 2 idiots sauront que ma viande n’est plus de première fraicheur, ils auront vite faits de me retrouver. Je pars de la contrée dès ce soir, murmurait intérieurement le vendeur.
Averton constata que les jeunes amoureux n’avaient rien « entendu ». Cela le conforta dans l’idée que chacun avait ce pouvoir, mais qu’il n’était pas d’ampleur égale selon tout un chacun.
Il décida alors de donner une échelle en fonction du pouvoir d’une personne. Les deux amoureux auraient la référence de 1. Quant au Puissant, cela serait l’échelle 10, la plus haute.
Le vendeur, malgré le fait d’avoir été sondé par Averton, ne releva pas la tête et aucune pensée en ce sens ne paraissait dans son esprit. Averton avait donc un pouvoir supérieur au sien.

Il ramassa ses doigts mentaux et les étendit devant lui, au hasard. Il était fier de pouvoir faire cela. Étendre ses tentacules sans qu’une personne ne soit à portée visuelle.
Alors que ceux-ci approchaient une maison, il sentit qu’ils ne pouvaient aller plus loin. Il força, ses yeux crispés, une ride se dessinant sur son front au vu de l’intensité qu’il mettait pour fournir cet effort.
Le paysage se mit soudain à tourner autour de lui, des étoiles formaient des vagues devant ses yeux. Il sentit la douleur arriver dans son crâne. Avant qu’il eu le temps de ramasser ses bras mentaux, il s’évanouit.

Suite du chapitre II à venir (en cours de rédaction)

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Last edited by Hypocrisy on Mon 3 Nov - 20:11 (2014); edited 1 time in total
Fri 31 Oct - 20:06 (2014)
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Suite et fin du Chapitre II



Lorsque Averton ouvrit les yeux, il fut ébloui par la blancheur des lieux.
Tel un paradis, les murs reflétaient une lumière d’un blanc pur. En regardant tout autour de lui, il constata qu’aucune lumière ne provenait de l’extérieur, la pièce n’avait aucune fenêtre, et aucune porte n’était visible.
Il décida de déployer ses mains invisibles mais elles ne lui obéissaient plus.
-          Où suis-je ? balbutia Averton
-          Tu es le bienvenu Averton, répondit une voix douce et posée, presque protectrice.
-          Pourquoi ne puis-je vous voir ?
-          Mais je suis pourtant là, non loin de toi. Regardes bien.
Averton plissa les yeux et vit une jeune fille. Elle devait être à peine plus jeune que lui, soit environ 13 ans. Elle se tenait dans un coin, vêtue d’une robe, toute aussi blanche que la lumière de la salle. Elle mesurait environ un mètre trente-cinq, blonde aux yeux bleus-verts. Il ne l’avait pas distinguée à son réveil.
Son visage aux traits fins surmontait un corps élancé, aux formes généreuses. Sa robe arrivait aux genoux et laissait découvrir des mollets dessinés mais pas trop musclé. Elle serait sûrement choisie pour servir Corphidian, le Seigneur remplaçant Psilmède
Sa silhouette lui rappelait quelqu’un, mais il ne sut ni où, ni quand il aurait pu la croiser.
Il n’y a qu’à l’école qu’il aurait pu la voir. Il croisait rarement un élève sur le chemin le menant chez lui. Il fouillait dans son esprit, à la recherche d’un indice, mais rien ne lui revint.  
-          Ne crains rien Averton, murmura la jeune femme. Je me nomme Elisa.
-          Que s’est-il passé ? Je me souviens d’une douleur, tout a tourné et puis plus rien.
-          Tu t’es évanoui. Tu n’as pas supporté le sondage que je faisais de ton esprit.
-          Je n’ai rien pressenti. Pourtant, je pensais être capable de ressentir ces intrusions. Je l’ai toujours ressenti.
-          Oui, avant moi, sourit Elisa. Car les autres sont égaux à toi, voire moins développés mentalement. Parce qu’ils acceptent ce pouvoir sans chercher à en apprendre plus, rajouta-t-elle avec une froideur intense.
Averton tenta une fois de plus de lancer ses tentacules en direction d’Elisa, mais n’obtint rien, à part un pincement, celui ressenti la veille. Ses traits se tirèrent.
-          Tu ne peux me sonder, Averton annonça Elisa. Ici, les pouvoirs mentaux ne fonctionnent pas.
-          Comment ça ?
-          Oui, cette lumière, je l’ai créée dans ce but. Sa fréquence perturbe les synapses qui agissent sur la télépathie. C’est ma fierté. Personne ne sait que j’ai créé cela. Personne ne le savait, avant toi.
-          Et pourquoi me le dis-tu ? s’inquiéta Averton
-          Parce que tu n’es pas comme les autres, Averton. Toi, tu es comme moi.
 
Averton fut pris d’une crainte. Et si elle connaissait ses pensées les plus profondes. Etait-elle une Puissante ?
-          Comment ça, comme toi ?
-          Je sais que tu maitrises déjà très bien la télépathie. Je sais aussi que tu as appris à cacher certaines de tes pensées.
L’inquiétude d’Averton monta d’un cran.
-          Ne t’en fais pas, je ne dirai rien à personne. Je te l’ai dit. Tu es comme moi. Tu as fais en sorte de ne pas te retrouver en face de gens plus puissants que toi. Enfin, c’est ce que tu as cru. Car oui, tu me connais. Depuis longtemps d’ailleurs. Mais tu ne te souviens plus. Tu as enfoui ce souvenir tellement profondément qu’il te manque des bribes de celui-ci.
Il y a 8 ans déjà, tu as assisté à un crime, un crime horrible.
-          Je ne vois pas de quoi tu parles, je n’ai jamais rien vu de tel, répondit Averton, en essayant de ne montrer aucun signe pouvant trahir son mensonge.
-          Bien sûr que si. Tu ne t’en es pas rendu compte, mais lorsque tu as capté l’échange entre Psilmède et Bilophès, ton esprit ne contrôlait plus ton corps. Tu t’es raidi d’un coup. Les passants n’ont rien vu, mais moi, si !
Averton réfléchissait. Il était dans la rue lorsqu’il a découvert son talent. Il se repassait la scène, mais certains détails lui manquaient.
Il y avait bien eu un administrateur, mais de l’autre côté de la route. Celui-ci devait être affairé à calculer le taux pour procéder à l’échange de ressources avec Colithée, la planète la plus proche d’Astéria .
 Et…Oui, c’était cela. Une petite fille lui avait demandé comment il allait. C’était juste après le crime odieux. Comment ce souvenir avait pu lui échapper, comment se faisait-il qu’il fut si enfoui, que même lui avait oublié ces quelques secondes.  Ses yeux s’écarquillèrent.
-          Tu te souviens, dit Elisa. Cette petite fille, c »tait moi. J’avais déjà connaissance de mon don ce jour là. Oh il n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui, mais j’ai senti la peur que tu avais en toi, et j’ai vu comme ton corps se figeait. C’est pour cela que je t’ai demandé comment tu allais. Pour te faire reprendre tes esprits, avant que quelqu’un d’autre ne s’en aperçoive, avant qu’IL s’en aperçoive.
 
Averton savait que le IL en question n’était autre que Bilophès.
-          Ecoutes moi bien. Si tu tiens à réaliser ta destinée, tu dois suivre mon conseil. Dans quelques mois, tu passeras les test d’aptitude. Fais comme à ton habitude, ne dévoiles rien de tes facultés et fais en sorte d’être minier.
-          Je ne souhaite rien d’autre de toute façon, répondit Averton. Mais toi, que vas-tu faire ?
-          Pour ça, j’ai ma petite idée. Je vais tâcher d’être au service de Corphidian. Je sais que quelque chose se prépare et que tu peux intervenir.
Ne me demandes pas comment, je le sais, je le sens.
Et continues d’augmenter tes pouvoirs, tu le peux encore. Tu peux m’égaler, voire me dépasser si tu y mets toute ton ardeur. Sur ton échelle, je dois être à 7 sourit Elisa.
Tu vois, on n’est pas si loin des Puissants, tout compte fait.
-          Non, nous ne sommes pas des puissants, Elisa. Nous n’avons pas même le droit de penser les égaler. Tu sais ce qu’il nous en coûterait. Rien que d’y penser, j’en frissonne. Mes pouvoirs me vont très bien. Pourquoi voudrai-je les augmenter encore ?
-          Parce que si moi j’ai pu contrer ton incursion mentale, c’est que tu n’es pas assez fort.
-          Pas assez fort pour quoi ? Pour forer, extraire de la mine nos richesses !
-          Non, pas assez fort pour affronter ton destin !
Comment crois-tu que j’ai réussi à bâtir cette muraille dans laquelle nous nous trouvons ? hurla Elisa.
 Avec un psychisme d’échelle 5, peut être.
 
Elisa tremblait de colère. Elle qui avait fait en sorte que nul ne s’aperçoive de la faculté d’Averton, alors qu’il avait tout juste 5 ans. Elle qui l’avait accueilli dans son refuge aujourd’hui pour lui révéler ce qu’aucun autre ne saurait jamais. Et que faisait-il ? Il niait l’évidence.
-          Notre fin est inéluctable, Averton ! Tu ne pourras l’empêcher. Aucun Puissant ne pourra l’empêcher.
-          De quelle fin parles-tu ? Expliques-toi ! renchérit Averton
-          Souviens-toi ! Souviens-toi de ce qu’a dit Psilmède, le jour de sa mort !
Nous allons périr avec Astéria. Pas aujourd’hui, pas demain, mais bientôt.
Je ne cesse de penser à ce moment qui finira par arriver. C’est pour cela que j’ai fait cette pièce.
Pour pouvoir y réfléchir sans qu’on ne puisse s’en douter.
Pour quelle raison crois-tu que les pensées des Puissants ne peuvent être percées ?
 
Averton réfléchit un long moment. Cela ne pouvait être vrai. Pourquoi les Puissants cacheraient des informations au peuple ? Et si cela était vrai, pourquoi avait-il « entendu » a conversation entre Bilpohès et Psilmède ?
 
-          Vois-tu, rajouta Elisa, ce  jour où tu as tout découvert, Bilophès n’était pas dans son palais. Il n’était pas protégé par l’enveloppe électrique qui bloque la télépathie. C’est pour cela que tu as su ce qui se disait dans la salle de réunion seigneuriale.
Tu avais déjà le don de télépathie lointaine. Celle que tu as réappris. Ton esprit a tout enfoui après cela, même ce pouvoir.
Elisa s’était radoucie en constatant la crainte visible sur les traits d’Averton. Elle savait que tout cela le bouleversait. Qu’il n’aurait pu imaginer une telle rencontre, et surtout apprendre ces terribles nouvelles.
Bouleversé était peu dire. Averton menait un combat intérieur. Que savait-il d’Elisa ? Le fait qu’ elle l’est, comme elle le prétendait, sauver lors de sa découverte ,e faisait pas d’elle un alliée. Rien ne lui prouvait qu’elle fut la personne qu’elle disait être.
Mais elle avait annoncé cela avec une telle violence, presque avec passion. Pouvait-il réellement lui faire confiance.
Et cette barrière qui l’empêchait de sonder son hôte. N’était-ce pas pour qu’il ne découvre d’autres éléments qu’Elisa voulait cacher. Il devait en avoir le cœur net.
Il décida d’un plan pour connaitre toute la vérité. Tout du moins celle qu’il arriverait à entrevoir.
-          Très bien, répondit Averton. Dans ce cas, tu devras m’aider dans ma quête, m’assister pour que je puisse être plus fort qu’aujourd’hui. Pour cela, tu dois avoir autant confiance en moi que ce ma confiance en toi doit être.
-          Et que dois-je faire pour avoir ta confiance ?
-          Tout d’abor, j’aimerai mieux te voir. cette lumière m’éblouit trop. Tu oublies que j’ai dormi je ne sais combien de temps.
-          Je veux bien éteindre celle-ci et mettre la lumière normale, mais si tu me promets de ne pas faire errer tes tentacules mentaux au-delà de ces murs.
-          Je te le promets, répondit Averton.
 
Et au moment où Elisa coupa la lumière blanche, il lança ses doigts invisibles sur Elisa. Celle-ci cria de stupeur, sentant l’incursion dans son cerveau. A tel point qu’il lui fallut quelques secondes pour repousser Averton. Mais ces quelques secondes lui avaient suffi. Il savait !
-          Tu m’avais promis ! rugit Elisa
-          Je t’avais promis de ne pas m’insinuer dans un esprit en dehors de cette bâtisse. Et tu n’es pas dehors.
 
Averton avait vu la vérité, et elle lui faisait peur. Elisa n’avait pas menti. La fin était proche et lui seul semblait pouvoir résoudre une partie du problème.

La vision qu'il avait de la fin d'Astéria, associée à la fatigue eurent raison de lui et Averton se rendormit, tourmenté par ce qui allait arriver

Chapitre III à suivre (en cours de rédaction)

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Sat 1 Nov - 00:35 (2014)
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Chapitre III

Chapitre III : Les calculs étaient faux   
-          Nous devons agir, Azhevis.
-          N’ayez crainte, Chansekhar. Après tout, des planètes meurent chaque jour, non ?
Azhevis était un Puissant. Pas n’importe lequel. Il était LE Puissant.
Tout était régi par Lui. Il désirait, il obtenait. La plupart des gens qui le connaissaient savaient combien il pouvait être bon. Mais, lors de ses colères, il pouvait paraitre d’une cruauté démoniaque.
Quant à Chansekhar, il était reconnu dans toute la galaxie comme celui déterminant quelle planète pouvait être colonisée, et quelles ressources celle-ci pouvait offrir.
Bien entendu, personne ne savait qu’il faisait les études géologiques et les présentait à Azhevis, et que lui  seul décidait.
-          Oui, des planètes meurent chaque jour. Nous recevons d’ailleurs tous les dossiers concernant leur gestion avant leur extinction. Mais cette fois-ci, c’est différent, rajouta Chansekhar.
-          Pourquoi différent ? Parce que le Puissant de la planète a dû tuer un Seigneur pour garder le secret ?
Comme les planètes, chaque jour des hommes meurent. Ils sont tous remplaçables.
Et puis, c’était il y a 8 ans déjà, sans compter que nous sommes à des dizaines de parsecs de ce système solaire. Comment s’appelle-t-il déjà ?
-          Pluvetia, maitre. Vous savez parfaitement que certains se doutent de ce qui va arriver. Des administratifs ont pu vérifier la constante baisse d’activité, et le faible renouvellement des ressources, malgré les jachères. Bilophès a même du tué pour préserver le secret. Et vous le connaissez, malgré son âge avancé, il n’a pas faibli et reste craint de tous. Il pourrait recommencer, vous le savez bien. Beaucoup d’autres Seigneurs doivent savoir, mais ils n’osent parler.
-          Et comment peuvent-ils savoir, demanda Azhevis ?
 
Azhevis avait posé la question, plutôt que de sonder son physicien. Il n’avait recours au psychisme qu’avec des inconnus ou envers ceux en qui il n’avait pas réellement confiance.
-          Les administratifs parlent entre eux, et ils font les calculs de rentabilité, d’extraction. Ils voient la baisse de régime et rendent compte à leur Seigneur. Mais nous avons encore une inconnue concernant Astéria.
-          Rien ne doit nous être inconnu, et vous le savez bien. Nous sommes des Puissants, JE suis LE Puissant ! vociféra Azhevis
-          Nos sondes ont détecté une anomalie en survolant Capellie. Nous avons envoyé un agent sur place, et il n’a rien perçu, alors que quelqu’un était dans la maison.
-          Hmmmm, se pourrait-il que certaines zones ne puissent être contrôlées ? Il me semblait que la technologie mise à notre disposition pour bloquer le psychisme n’était connue que de nous.
-          Maitre, la probabilité que cette technologie soit déployée ailleurs est proche de zéro. Et je ne connais aucune personne capable de l’exploiter. Cela requerrait des ressources qu’Astéria ne possède pas.
-          Je vous laisse mener l’enquête Chansekhar, mais discrètement. S’il vous faut des moyens humains ou matériels, demandez-moi. Je veux savoir et empêcher le soulèvement d’un peuple. Cela se répandrait comme une trainée de poudre dans toutes les galaxies. Personne, vous m’entendez, personne en dehors de notre planète ne doit savoir ce que nous savons.
-          Bien, maitre, répondit Chansekhar, en baissant la tête, en signe de soumission. Je vais envoyer quelques hommes dont le psychisme est suffisamment élevé pour sonder les habitants d’Astéria.

Et il se retira, se retenant de toute pensée négative.

Azhévis était toujours furieux après le départ de Chansekhar. Comment se pouvait-il que quelqu’un puisse utiliser une technologie connue des Puissants ? Il fallait trouver très rapidement cette source de problème et la faire venir, quitte à rompre avec le protocole.
Le soir tombait sur  Galactée et Azhévis s’endormit, toujours avec l’idée en tête de tuer dans l’œuf un possible soulèvement d’Astéria


-          Etes-vous sûr que vous n’avez rien perçu ? demanda Chansekhar
-          Tout à fait. Nous avons été sondé par un jeune homme, et lorsque nous avons voulu le sonder à notre tour, il avait disparu, comme par enchantement. C’est pour cela que nous avons envoyé une sonde. Et elle n’a rien donné. Nous ne savons même pas à quoi il ressemble.
-          Vous devez le retrouver. Coûte que coûte. Mais dans la plus grande discrétion. Renseignez-vous à son sujet. S’il a des parents – le mieux serait qu’il n’en ai pas – des amis, tout ce que vous pouvez savoir sur lui.
-          Nous faisons le nécessaire mais cela risque d’être compliqué. Le mieux serait d’attendre qu’il passe les tests d’aptitude. Nous arriverons à le retrouver à ce moment là. Et nous nous renseignerons ensuite afin de ne pas éveiller les soupçons.
-          Faites comme vous voulez, mais ne tardez pas, Azhévis tient à ce que ce jeune homme ne soit pas libre de tout mouvement plus longtemps.
-          Et comptez-vous envoyer d’autres unités ? demanda l’homme
-          Oui, il faudra environ trois mois de voyage pour arriver sur Astéria. Mieux vaut que vous obteniez des éléments d’ici là, souffla Chansekhar.
-          Soyez en sûr, ajouta la femme, non sans cacher sa crainte.
 
Lorsque l’écran s’éteignit, Chansekhar se rendit au centre de géologie. Il devait refaire les calculs concernant Asteria. Comment avait-il pu se tromper sur cette colonie ?
Et s’il s’était trompé à propos d’Astéria, il avait pu commettre la même erreur pour d’autres planètes.
Cela représentait un risque de soulèvement, pas seulement sur un planète, mais dans toutes les galaxies.

Il avait répertorié plus de 3000 planètes en 25 ans. Et ses calculs, il les avait tiré de ses prédécesseurs.
Il lui fallait tout reprendre, et pour cela, il n’avait pas le choix. Il devait faire appel à d’autres personnes, n’en déplaise à Azhévis.

Il mettrait tout en place dès le lendemain. Il s’endormit avec beaucoup de mal, en songeant à ce qui l’attendait.

Le Lendemain, il parla de son idée à Azhévis. Tout d’abord, celui-ci parut circonspect.

-          Avez-vous réellement besoin de mettre autant de monde dans la confidence ? demanda-t-il.
-          Malheureusement oui. Je crains que les calculs primordiaux ne comprennent une erreur.
Et nous ne pouvons pas vous permettre de rester avec cette inconnue. Trop de mondes peuvent et sont sûrement concernés.
-          Dans ce cas, vous me fournirez la liste du personnel que vous aurez sélectionné. Je déciderai s’ils sont de confiance. Emmenez-les dans la salle calfeutrée, je veux pouvoir les sonder sans qu’ils le sachent.
-          La liste est déjà sur votre bureau. Et les intéressés attendent dans le petit salon.
-          Hmmmm, vous ne lisez pas dans mes pensées, mais c’est tout comme, sourit Azhévis


La salle calfeutrée baignait dans une lumière parfaitement blanche, presque hypnotisante.
Azhévis ne faisait que rarement entrer quelqu’un dans cette pièce. Seulement lorsque le besoin était réellement avéré.
Et aujourd’hui, c’était le cas.

Les fréquences utilisées ne permettaient pas d’utiliser le psychisme, sauf pour les Puissants. Tout avait été calculé pour que seuls ceux disposant d’un psychisme extrêmement puissant réussissent à mettre en action leur pouvoir. Et personne, à part les Puissants, ne pouvaient faire cela.
Sur les dix physiciens, Azhévis en connaissait sept. Il les sonda, mais ne trouva rien à redire. Leur dévouement n’avait pas faibli avec les années. Vinrent les trois derniers.
Le premier venait d’une planète du système Mireen. Lorsqu’il le sonda, il entrevit que celui-ci aspirait à être Seigneur sur sa planète natale, Anniar, et qu’il n’avait pas été choisi par le Puissant régissant celle-ci. En approfondissant le sondage, Azhévis su qu’il aurait fait un très bon Seigneur et qu’il était dévoué à son peuple, tout en renfermant ce qu’il fallait d’autorité. Il ne trouva aucune idée allant à l’encontre du vaste Empire que dirigeait Azhévis. Il accepta donc de lui confier la tâche confiée par Chesankhar.
Le second fut plus difficile à cerner, car de multiples facettes de sa personnalité s’affrontaient. L’une, assoiffée de pouvoir, prêt à tout pour réussir, allant de la fourberie à la méchanceté. Une autre, celle d’un homme effacé, dominé par ses pairs. Il était administratif et d’occupait du transit entre deux contrées de sa planète, Shargna, et vouait une haine envers les miniers. Il les trouvaient sales, sans intérêts et pensait que s’ils étaient miniers, c’est que leurs facultés étaient de bas niveau. Azhévis eut du mal à se décider. Tout compte fait, il l’accepta, sachant qu’en lui promettant un poste à responsabilité, il ferait ce qu’il voudrait de lui.
Enfin le troisième lui parut suspect de premier abord. Il n’avait rien d’un physicien. Son corps musclé et ses mains calleuses en faisaient un homme prédestiné à la mine. Lorsqu’il le sonda, il s’aperçut que celui-ci, nommé Lihorn, venait d’Astéria. Il avait été minier durant dix ans, et depuis peu, après le départ d’un administratif, il avait changé en demandant un nouveau test d’aptitude. LE travail dans la mine lui avait apporté les connaissances demandées à un administratif. Même si ses aptitudes psychiques étaient à peine dans la moyenne, il possédait l’expérience qui avait valu sa promotion. Un nombre extrêmement réduit de miniers parvenaient à ce parcours, et lui avait réussi, ce dont il était fier. Il accepta car sa connaissance du terrain permettrait de mettre en avant des erreurs dans les calculs géologiques. Mais il ne devait pas avoir connaissance du but ultime des calculs qu’il allait entreprendre.
 
Azhévis rendit son verdict, et sembla soulagé de voir que chacun prendrait à cœur la réussite et l’ascension de l’empire.
C’est ainsi que les vérifications commencèrent et que les erreurs de calcul devaient être corrigées.


A suivre Chapitre IV (en cours de rédaction)

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Mon 3 Nov - 20:12 (2014)
Hypocrisy


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Chapitre IV : L’apprentissage  
 

 
Trois jours avaient passé et Averton s’interrogeait toujours. Quel rôle pouvait-il tenir et quelle était sa destinée ? Lui, simple habitant d’Astéria au milieu de toutes ces galaxies.

Avant de quitter le domicile d’Elisa, celle-ci l’avait fortement incité à s’entrainer, pour être prêt le jour J.
- Pour commencer, et comme tu sais déjà cacher certaines de tes pensées, il te faut maintenant savoir donner de fausses informations à ceux qui
  voudront te sonder, mais également renforcer ta perception.
-  Comment être sûr de progresser ? demanda Averton
- Nous nous verrons deux fois par semaine, mais jamais les mêmes jours. Nous ne devons pas éveiller de soupçons, surtout ceux du Seigneur. De mon côté,
  je vais continuer mes recherches.
- Tes recherches ? Quelles recherches ?
- Je dois trouver un moyen qui permettra de sonder en étant dans la salle de protection, mais sans pouvoir être sondée de l’extérieur. Je suis sûre qu’il
  y a un moyen.
- N’est-ce pas ce que tu as déjà fait avec moi ? s’étonna Averton
- Non, pour te sonder, j’ai dû sortir de la pièce. J’aurai pu être sondée également, voilà le principal danger actuellement. Je dois parvenir à résoudre cela !
- Quand commençons-nous ?
- Nous sommes aujourd’hui mardi. Reviens samedi. Il nous reste sept mois pour affiner ton psychisme, avant tes tests d’aptitude. Je passerai les miens dans
  neuf mois, et je dois trouver la solution des fréquences d’ici là. Nous avons du travail, mais nous allons y arriver, nous DEVONS y arriver ! ajouta avec
  violence Elisa.
 
Durant ces trois jours, il avait scruté les pensées des passants au hasard et s’aperçut qu’il existait un seuil de résistance de sa victime. Pour certains, il était entré dans l’esprit de son hôte sans difficultés et pour d’autres, cela avait été plus difficile, plus lent. Il constata que la résistance venait de personnes dont le psychisme s’approchait du sien.
Lors d’un sondage, alors que sa cible paraissait facilement pénétrable, il rencontra un blocage. Alors qu’il forçait ses doigts invisibles, il sentit que le sondé scrutai les alentours du regard. Sans nul doute, celui-ci avait ressenti quelque chose et cherchait à savoir ce que cela était.
Heureusement pour lui, Averton maitrisait bien son psychisme et, à l’inverse de beaucoup de ses congénères, n’avait pas besoin de conserver le visuel sur sa cible.
Là était le risque dont parlait Elisa. Plus le psychisme de quelqu’un était fort, plus celui-ci pouvait savoir qu’il était sondé. Mais également, plus il pouvait être indétectable lorsqu’il lançait ses mains mentales. Voilà pourquoi Averton devait augmenter sa capacité psychique.
Un autre des avantages dont bénéficiait Averton était qu’il était encore un enfant, et que personne n’imaginerait qu’un gosse de treize ans puisse avoir autant de facultés. Il n’éveillait donc pas les soupçons.
 
Le samedi suivant, Averton se rendit au domicile d’Elisa.
Cela n’avait pas été sans mal.
Sa mère ne voyait pas d’un bon œil le fait que son fils passa sa journée avec une inconnue, qui plus est à quelques mois de ses tests d’aptitude. Elle savait que son fils serait minier. Il devait donc travailler son endurance, car il en manquait encore pour travailler douze heures par jour.

- Averton, tu ferais mieux de travailler ton corps et ton endurance, plutôt que d’aller je ne sais où, voir je ne sais qui.
- Mais maman, c’est la seule amie que j’ai. Et puis tu ne pourras pas toujours veiller sur moi. Je passe déjà mes soirées à travailler. j’ai droit à un peu
  de repos aussi !

Averton avait pris un ton que sa mère ne lui avait jamais vu employer jusqu’ici.

- Si ton père était encore là, tu ne te permettrais pas de parler comme cela, lança-t-elle en le fustigeant du regard
- Oui, mais il n’est plus là ! hurla Averton

C’est alors qu’elle s’avança et gifla Averton. C’était la première fois qu’elle le giflait.

- Tu sais très bien qu’il est mort en faisant son devoir. Il était minier et c’était le risque qu’il encourait.
  Il n’a pas pu s’échapper lors de l’effondrement. Tu le sais parfaitement. Et toi aussi tu seras minier, et toi aussi tu courras ce risque, gémit-elle.

Furieux, la joue encore endolorie, Averton fit demi-tour en lui lançant

- A ce soir !
 
Il ne vit pas que sa mère pleurait. Elle ne pleurait pas que la perte de son mari, mais le risque de perdre son petit.

En arrivant chez Elisa, il avait toujours mal à la joue. Sa mère devait être réellement en colère pour en être arrivée au point de le frapper.
Il sonna à la porte, et c’est Elisa elle-même qui ouvrit la porte.

- Entre Averton. Que t’est-il arrivé, tu as la joue toute rouge ? demanda-t-elle
- C’est ma mère. Elle n’apprécie pas que je sorte et que je t’aie comme amie, bougonna-t-il
- Laisse tomber. De toute façon, on n’a pas besoin de parents.
- Comment peux-tu dire ça ? Que ferais-tu si tu n’avais pas de parents ?
- Justement, je n’en ai pas. Cela fait des années que je ne les ai plus. Mon père, je ne l’ai jamais connu et ma mère n’a jamais voulu en parler.
   Quant à elle, elle est morte il y a cinq ans, après de longues années de maladie. J’ai donc appris à me débrouiller depuis toute petite et suis la
    seule occupante de la maison.
     Bon, arrêtons nos jérémiades et allons commencer ton entrainement.
 
Elisa devança Averton jusqu’à la salle de protection. Elle n’alluma pas la lumière blanche, cela ne s’avérait pas nécessaire pour aujourd’hui.
- Pour commencer, essayes de me sonder ! Je te préviens que je vais résister, donc si tu te sens défaillir, arrêtes. Je n’ai pas encore envie de te
  réveiller, sourit Elisa
 
Averton déploya ses doigts invisibles et sentit le contact une fois établi. Il cherchait une information, si infime soit-elle. Il avait l’impression qu’il piochait dans le vide, comme si rien n’existait dans le cerveau d’Elisa.

- Allons, tu peux faire mieux que ça, j’en suis sûr, pensa Elisa.

Il décida de scruter plus profondément, analysant chaque espace cérébral de son hôte.
C’est alors qu’il perçut quelque chose. Ce n’était que des bribes, comme un murmure. Il fit fonctionner ses doigts mentaux, comme un chirurgien manipulant ses instruments avec minutie.
Il ressentit alors un picotement. Il figea ses tentacules, pris de peur.

- Tu ressens quelque chose ? demanda-t-il à Elisa
- Oui, il va falloir que tu travailles cela aussi. Ton incursion doit finir par se faire sans que ta cible ne le sache.
  A mon tour, je vais te sonder. De ton côté, il faut que tu caches tes pensées les plus profondes, comme je viens de le faire et surtout tenter de
  « capter » mon sondage.
- Je sais cacher mes pensées mais je n’ai jamais essayé de le faire en pensant à autre chose. Et ne penser à rien me semble inconcevable.
- Il y a des choses que je pourrai t’apprendre, mais d’autres, comme enfouir mes pensées et les masquer par d’autres, j’ai toujours su le faire.
  Ce point-là, tu devras le travailler seul, en fouillant dans les mécanismes de ton cerveau.
 
Elisa, à son tour, s’insinua dans l’esprit d’Averton. Il décida de penser à sa mère ainsi qu’au jour de la découverte de son « don ». Ceci lui permit de définir celui qu’Elisa ne devait pas voir.
Il choisit de mettre au premier rang le souvenir douloureux du meurtre du Seigneur.
Il ressentit comme une gêne, et entreprit de mettre en action ses doigts mentaux pour contrer une éventuelle incursion. Mais ceux-ci se promenaient, ne rencontrant aucun élément. Il était incapable à l’heure actuelle de savoir si Elisa était entrée ou non.
Au bout de quelques minutes, Elisa le regarda, l’air songeur.
 
- A quoi pensais-tu exactement, Averton ? lui demanda-t-elle
- Tu ne le sais pas ? répliqua-t-il, étonné
- J’ai perçu les éléments qui concernent le jour où je t’ai rencontré, le jour du meurtre.
- Et rien d’autre ? tu es sûre ?
- Non, tu avais d’autres pensées ?
- Oui, je pensais à ma mère et à ce qui s’est passé ce matin. J’y pensais mais l’ai enfoui pour voir si j’arrivais à faire cela, à le masquer complètement.
- Alors, tu as déjà réussi une première étape, Averton, se réjouit Elisa. Il te suffisait d’essayer, d’avoir la motivation. Tu m’étonnes vraiment !
 En réalité, je suis persuadée que tu as des facultés exceptionnelles mais tu ne le sais pas, elles sont comme verrouillées

Elisa était excitée à l’idée d’aider Averton ,car elle savait qu’il était la clé. Elle ne savait pas pourquoi il était essentiel, mais elle sentait qu’il allait réaliser de grandes choses.
Pour elle, pour les Hommes !

- A présent, tu dois te concentrer pour savoir si tu es sondé. Je ne crois pas que tu l’aies ressenti.
- Effectivement, je vais devoir m’atteler à la tâche. Mais je ne pourrai le faire qu’avec toi. Quand est-ce qu’on recommence ?

Averton était impatient de progresser. Cela le changeait de ses exercices physiques habituels.

- Nous ne devons pas abuser de ces exercices, car cela nous fatigue énormément. Nous n’avons pas encore l’habitude. Nous essayerons à nouveau dans trois jours. D’ici là, continues d’augmenter ta portée et d’affiner tes sondages, pour être plus discret.

Sur ces dernières paroles, Averton partit, la nuit tombait déjà.
Il savait que le chemin serait long avant d’atteindre le niveau d’Elisa, mais décida de s’entrainer d’arrache-pied pour réussir.
Lorsqu’il arriva chez lui, sa mère l’attendait, l’air inquiet.

- Je me faisais un sang d’encre, à t’attendre. La nuit est tombée et je ne te voyais pas arriver.
  C’est la première fois, et cela m’inquiète, que tu t’absentes comme cela.
- Ne t’en fais pas, maman, dit Averton en essayant de rassurer sa mère. Je ne fais rien de mal.
- C’est juste que j’aime bien Elisa et passer du temps avec elle me permet de me détendre et de changer du train-train quotidien.
  Je vais bientôt passer mes examens d’aptitude et je profite de ces quelques moments de répit.
- Promets-moi de faire attention à toi s’il te plait. Je sais que je peux me montrer dure avec toi, mais j’ai peur, tu comprends. Je n’ai plus que toi et je ne veux pas qu’il t’arrive malheur ou que tu aies des problèmes.
- T’inquiètes lui dit-il avec un clin d’œil. Tu sais que je suis prudent.
  Si ça ne te dérange pas trop, je vais aller me coucher. Je veux être en forme pour m’entrainer demain.
- Comme tu voudras mon chéri.

Sa mère l’embrassa tendrement. Même s’il allait atteindre ses quatorze ans, il était toujours son petit garçon.

Elisa avait raison. Même si cela ne semblait pas, travailler le psychisme fatiguait énormément, et il lui faudrait s’entrainer dur pour que tous ces exercices deviennent moins épuisants.
Averton s’endormit rapidement, son esprit bien plus éreinté que son corps.

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Fri 7 Nov - 23:54 (2014)
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Désolé, le chapitre V tarde à arriver.
Beaucoup de boulot et le soir je décompresse donc pas trop le temps de finalise le chapitre.
Promis, vous aurez un beau chapitre au plus vite Smile

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Sat 22 Nov - 09:33 (2014)
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